As-tu déjà demandé à Dieu de te conduire tout en espérant secrètement qu’Il approuve simplement ton plan ? Il n’y a vraiment rien de mieux que d’être conduit par Dieu Lui-même. Quand Dieu conduit ta vie, tu marches avec Celui qui voit ce que tu ne vois pas. Ma propre vie et le temps passé dans l’Écriture m’ont appris à faire confiance à la manière dont Il nous guide, même quand je ne comprends pas la saison que je traverse.

Cela ne veut pas dire que chaque décision devient facile ou que chaque chemin devient confortable. Parfois, suivre Dieu veut dire ralentir quand tu as envie de te précipiter. Cela peut aussi signifier dire la vérité quand tu préférerais éviter une conversation, ou renoncer à un projet que tu aimes. Être conduit par l’Esprit, c’est plus que demander à Dieu d’approuver le chemin que tu as déjà choisi. Quand Il nous conduit, Son fruit grandit en nous.

Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance; la loi n’est pas contre ces choses.

Parfois, nous prions pour être guidés et nous faisons quand même les choses à notre manière. Je l’ai fait bien plus souvent que je ne voudrais l’admettre. Je demande à Dieu de me conduire tout en Lui expliquant déjà pourquoi ma façon de faire est logique. Mais quand je ralentis et que j’admets que j’ai besoin du Saint-Esprit, je peux cesser d’assumer seule chacune de mes décisions.

Peut-être que cela te parle. Tu pries, mais tu as peur d’une réponse qui pourrait bousculer ce que tu veux. Tu cherches du réconfort plus qu’une direction. Être honnête à ce sujet peut faire partie de l’abandon à Dieu. Tu peux Lui dire que tu veux te laisser conduire, et que tu as quand même besoin de Son aide pour vouloir écouter.

Laisse-Le entrer dans les moments ordinaires

Nous demandons souvent la direction de Dieu quand le choix nous paraît important, comme le mariage, le travail ou un déménagement. Mais une vie conduite par l’Esprit se vit aussi dans les petits moments. Cela se voit dans ta façon de réagir quand la frustration monte, dans ce que tu fais d’une tentation, et dans le fait de reconnaître ou non la blessure causée par tes paroles irréfléchies.

Dans Romains 8:12-17, Paul relie le fait d’être conduit par l’Esprit à la vie des enfants de Dieu et au refus de se laisser gouverner par le péché. Romains 8:14 dit : « Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. » Sa direction va donc plus loin que la recherche de la bonne réponse à chaque question. Elle touche notre caractère, nos priorités et notre manière d’aimer quand personne ne regarde.

Reconnaître ce qui correspond à Sa manière de conduire

Dans Jean 16:13-14, Jésus prépare Ses disciples au ministère de vérité de l’Esprit et à Son témoignage en faveur de Christ. Ces paroles s’adressent d’abord à ces disciples, alors que Jésus annonce Son départ. Elles ne promettent pas que toute idée venant à l’esprit d’un chrétien sera juste. Elles donnent toutefois une orientation essentielle : l’œuvre de l’Esprit honore Jésus. Une prétendue révélation qui excuse la cruauté ou rend la volonté d’autrui sans importance mérite d’être sérieusement remise en question.

Jacques 3:13-18 nous aide à examiner les qualités de la sagesse. La sagesse d’en haut est paisible, douce, miséricordieuse et ouverte au dialogue. Cela ne signifie pas qu’une décision fidèle mettra tout le monde à l’aise. Cela signifie que notre manière de la mettre en œuvre doit elle aussi pouvoir être examinée. Si j’affirme que Dieu me conduit tout en refusant les questions sincères, ma certitude ne suffit pas à trancher.

Un musicien accorde son instrument en écoutant une note de référence fiable. Jouer une fausse note plus fort ne la rendra pas juste. De même, l’intensité d’une impression n’en établit pas la vérité. Confronte-la au caractère de Christ et à l’enseignement de l’Écriture. Demande-toi si elle encourage la patience, la responsabilité et l’amour, même lorsque la suivre devient exigeant.

C’est pour cela que demander la direction de Dieu va de pair avec obéir à ce qui est déjà clair. Parfois, la prochaine étape est moins mystérieuse que nous le voudrions. C’est l’étape que nous évitons parce qu’elle va coûter quelque chose à notre orgueil ou à notre confort.

Nous devons aussi être honnêtes sur ce que nous voulons dire quand nous affirmons : « Dieu me conduit. » Une émotion forte mérite qu’on y prête attention, mais ce n’est pas un ordre qu’on ne pourrait jamais remettre en question. Tu ne déshonores pas Dieu quand tu prends le temps de discerner, c’est-à-dire d’examiner avec soin, ce que tu crois entendre.

Parfois, il n’y a pas de réponse claire tout de suite. Cela ne prouve pas que tu n’as pas su entendre Dieu. Et si tu réalises plus tard que tu as mal compris quelque chose, cela peut être une leçon d’humilité, mais cela ne veut pas dire que toute ta relation avec Dieu était fausse. Rester prêt à apprendre fait partie de l’abandon à Dieu.

Laisser une impression être examinée

1 Thessaloniciens 5:19-22 associe l’ouverture à l’Esprit à la responsabilité d’examiner ce qui est dit. Paul ne demande pas à l’Église de choisir entre écouter et vérifier. C’est important lorsqu’un message s’accompagne de pressions pour décider immédiatement. Une affirmation peut employer un vocabulaire chrétien tout en exprimant une préférence personnelle, une erreur de compréhension ou un désir de contrôle.

Essaie d’écrire ton impression avec des mots simples. Distingue ensuite cette impression de la conclusion que tu en as tirée. « Je pense souvent à cette personne » ne signifie pas automatiquement : « Dieu m’a dit de l’épouser. » « Cette possibilité m’intéresse » ne signifie pas : « Si je refuse, je désobéis à Dieu. » Faire cette distinction te laisse le temps de prier, de t’informer et de prendre en compte les choix librement exprimés par l’autre.

Pense au travail d’un interprète consciencieux. Avant de transmettre un message, il vérifie ce que la personne a réellement dit et résiste à l’envie d’ajouter une belle phrase de son cru. Nous avons besoin d’une humilité semblable lorsque nous parlons de la direction de Dieu. Dire : « Je pense que ce serait sage, mais je continue de discerner » peut être plus honnête que d’associer le nom de Dieu à une interprétation que nous n’avons pas examinée.

Des façons simples de suivre Sa direction

  • Invite-Le dans les petits moments. Demande-Lui de l’aide avant de répondre à un message sous le coup de la colère, ou prie pour avoir de la patience quand une conversation s’éternise.
  • Obéis à ce qui est déjà clair. Si tu dois une réponse honnête à quelqu’un, tu n’as pas besoin d’un signe spectaculaire pour dire la vérité.
  • Éprouve ce que tu ressens. Apporte tes émotions fortes à Dieu dans la prière, compare-les avec l’Écriture et écoute des conseils sages. Respecte la voix des autres. Dire « Dieu m’a parlé » ne te donne jamais la permission de faire pression sur quelqu’un, d’ignorer une limite ou d’éviter de rendre des comptes.
  • Fais le pas le plus sage possible. Quand les choses ne sont pas claires, continue de prier et renseigne-toi sur ce que tu as besoin de savoir.
  • Reste ouvert à la correction. Tu peux changer une décision, demander pardon quand c’est nécessaire et continuer d’apprendre.

Assumer tes choix quand tu ne vois pas toute la route

Actes 16:6-10 raconte comment Paul et ses compagnons ont été réorientés pendant leur voyage. Ce récit montre une direction qui se précise en chemin. Il ne nous apprend pas à chercher un message secret derrière chaque porte fermée. Une candidature peut être refusée pour des raisons ordinaires, et une tâche difficile peut quand même mériter d’être poursuivie. Demande-toi ce que les circonstances permettent réellement de conclure avant d’affirmer ce que Dieu veut forcément dire à travers elles.

Proverbes 15:22 souligne la valeur du conseil. Cherche quelqu’un qui connaît suffisamment la situation pour poser des questions utiles et qui se sent libre de ne pas être d’accord avec toi. Cette personne peut t’aider à considérer tes responsabilités, à repérer des informations manquantes et à mesurer les effets de ta décision sur les autres. Son rôle consiste à soutenir ton discernement, sans prendre le contrôle de ta conscience.

Certains choix resteront des choix entre plusieurs possibilités raisonnables. Tu devras peut-être décider sans recevoir de signe particulier. Prie, examine les options et assume la décision que tu prends. Si de nouveaux faits apparaissent, en tenir compte fait partie de la maturité. L’œuvre patiente de l’Esprit peut continuer pendant que tes projets se réajustent.

L’invitation est assez simple pour l’emporter avec toi chaque jour : « Saint-Esprit, viens me conduire. » Tu peux le dire dans ta voiture, avant un cours ou avant une conversation difficile. Tu n’as pas besoin de voir toute la route pour marcher fidèlement sur la partie que tu vois. Et quand l’impatience revient ou qu’un projet change, tu peux t’abandonner à Lui de nouveau. Si tu le veux, prie avec moi.

Saint-Esprit, je veux vivre cette vie avec Toi. Conduis-moi dans mes décisions, mes relations, mes temps d’attente et les moments où personne ne voit. Corrige-moi là où je me trompe. Aide-moi à être honnête sur ce que je veux, et apprends-moi à reconnaître ce qui s’accorde avec Ta vérité. Je ne veux pas demander Ta direction et ensuite refuser d’écouter. Aide-moi à Te faire assez confiance pour Te suivre de bon cœur. Au nom de Jésus, amen.

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